Le but vainqueur de Gabriel Martinelli à la 96e minute a vu le Brésil revenir de façon spectaculaire pour s’imposer 2-1 et se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde, privant cruellement le Japon d’une toute première victoire en huitièmes de finale dans la compétition.
L’équipe de Carlo Ancelotti était sur le point de connaître une sortie précoce désastreuse lorsque Kaishu Sano a marqué depuis l’entrée de la surface en première mi-temps – après avoir dépassé Casemiro trop facilement.
Mais Casemiro a compensé ce manque de défense en égalisant après la pause. Quelques minutes après avoir échoué à convertir un gardien, il a dirigé le centre de Gabriel au deuxième poteau, au grand soulagement du soutien important du Brésil à Houston.
Vinicius Jr a presque renversé le match lorsque sa course en solo et sa finition ont été repérées sur le poteau par le gardien japonais Zion Suzuki.
Mais Suzuki n’a cruellement pas pu en faire assez avec le coup de poing de Martinelli dans les arrêts de jeu – il n’a pu que transférer l’effort à l’intérieur du poteau avant que le ballon n’entre.
Le Brésil se qualifie pour les huitièmes de finale où il affrontera la Côte d’Ivoire ou la Norvège d’Erling Haaland. Le Japon, quant à lui, a mené lors de chacun de ses trois derniers matches à élimination directe de la Coupe du Monde – et les a tous perdus.
Les moments clés de Houston…
- 23 : CARTON ROUGE ? Déjà sur réservation, Sano se jette sur Matheus Cunha en signature. Aucune faute n’est commise puisque le milieu de terrain japonais a franchi la ligne.
- 29 : BUT ! Sano reprend ensuite la mauvaise passe de Danilo et dépasse Casemiro pour marquer depuis le bord de la surface.
- 53 : Casemiro manque un gardien alors que sa tête à bout portant frappe Takehiro Tomiyasu, puis le gardien Suzuki, puis revient sur Tomiyasu sur la ligne de but et se met en sécurité.
- 56 : BUT ! Casemiro ne manque pas cette fois-ci en reprenant de la tête un centre de Gabriel au deuxième poteau.
- 58 : Le Brésil a presque bouclé le redressement, mais la superbe course et l’arrivée de Vinicius Jr sont repoussées sur le poteau par Suzuki.
- 90+6 : BUT ! Alors que la pression monte, Bruno Guimaraes passe le ballon à Martinelli qui dépasse Suzuki.
SCÈNES! Martinelli le gagne en images !
Analyse : le Brésil a une aura, mais il est battable
Sam Blitz de Sporever :
Le Brésil a l’aura nécessaire pour franchir la ligne d’arrivée dans des matchs comme celui-ci. Ils ont la possibilité en sortie de banc, même sans Neymar, de faire monter la pression. Ils ont un manager expérimenté, vainqueur du trophée, pour remporter la Coupe du monde.
Mais ils ont aussi des trous dans leur équipe. Et cela les rend battables. Ils doivent faire mieux contre les meilleures équipes s’ils veulent aller loin.
Tout comme contre le Maroc, leur milieu de terrain a été massivement exposé. Casemiro a semblé lent à jouer et a été averti dès le début, ce qui a ensuite joué un rôle dans sa défense lente du but japonais.
Lucas Paqueta a eu du mal à entrer dans le match avant de sortir à la mi-temps sur blessure. Endrick et le vainqueur du match Gabriel Martinelli ont contribué davantage.
Sans Bruno Guimaraes, qui a excellé aux deux extrémités du terrain, le Brésil n’aurait eu aucune présence au milieu de terrain.
Il y a aussi un numéro 9 pour le Brésil. La démonstration discrète de Matheus Cunha a prouvé – comme les fans de Premier League le savent depuis toujours – qu’il n’est pas un numéro 9. Ancelotti a déjà testé et abandonné l’expérience d’Igor Thiago, tandis que Cunha, Endrick et Martinelli ont tous partagé les responsabilités du numéro 9 contre le Japon.
Ancelotti ne connaît toujours pas son meilleur XI brésilien. Et cette incertitude se propage à l’équipe. Le Brésil commence les matchs lentement – et les meilleures équipes les élimineront plus tôt.
Le Brésil ne peut pas compter sur les moments de Martinelli – il doit mieux jouer dans l’ensemble.